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L’Assistante hypersensible, quelle galère !

Assistante de direction, et si je faisais de mon hypersensibilité, une force ?


Je suis une hypersensible qui a appris à faire corps avec ses émotions à fleur de peau. La vie professionnelle, telle qu’elle nous est imposée par la société occidentale, fait fi des émotions.


Je ne comprenais pas pourquoi certaines situations me mettaient mal à l’aise, voire me rendaient malade. D’un naturel empathique, et détestant les conflits, mon sourire et mes éclats de rire ont, de loin, été mes plus beaux remparts.


Ils me permettaient souvent de désamorcer des situations qui auraient pu être très compliquées. Quand l’événement me demandait trop, émotionnellement ; quand je sentais la boule entraver toute forme de circulation d’air dans ma gorge, quand mon estomac se nouait de tristesse ou de colère, je faisais le choix du silence.


Un silence de protection… J’ai longtemps - quand j’étais jeune, fraîche et innocente - laissé des situations professionnelles affecter profondément mon humeur et mon bien-être parce que trop impliquée.


Eh oui ! L’hypersensible se donne à fond et vit toutes les émotions qui se présentent. Ce n’est pas négatif en soi, mais il faut savoir se protéger pour ne pas sombrer à cause de ce trop-plein de perceptions.


Alors comment vous dire que l’assistante de direction que je suis était plus qu’une assistante. Un bouclier, tentant de protéger autant que possible son N+1, une oreille bienveillante pour les moments où il/elle baisse le masque parce que se sachant écouté.e et en confiance.


Et dans ces moments, l’hypersensibilité est un atout. Elle me permet de capter les moments délicats, ceux durant lesquels les mots doivent être soigneusement choisis, où l’on revoit en 30 secondes l’ordre des priorités parce que certains sujets seraient mal venus. C’est aussi elle qui me donne les mots qu’il faut pour faire redescendre la pression ou la mettre, inversement, au moment opportun !


Bref, mon hypersensibilité est une grande force parce qu’une assistante de direction gère l’humanité de son N+1. Et quoi de mieux que l'hypersensibilité pour se connecter à l’humain ?


Un hypersensible n’est pas quelqu’un qui pleure à longueur de journée, ni celui qui est incapable de vivre avec les autres. À partir du moment où on prend conscience de son hypersensibilité, on apprend à vivre avec… et au mieux !


Mon hypersensibilité est la preuve de mon humanité. Et j’en suis fière…



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